Prévisions de trésorerie court terme

Prévisions de Trésorerie à court terme

Les prévisions de trésorerie consistent à prévoir sur un horizon très court les encaissements et les décaissements liés :

  • à son activité d’exploitation
  • à ses opérations d’investissements (et désinvestissements)
  • aux flux associés de financements de toutes sortes (court, moyen et long terme)

en vue de s’assurer de l’équilibre de sa position bancaire et du niveau de sa trésorerie pour faire face à ses échéances et éviter le risque de rupture de solvabilité et de faillite.

Elles sont le pendant du budget de trésorerie, qui lui, permet de vérifier et piloter les grands équilibres financiers.

Quel horizon et quelle périodicité pour élaborer des prévisions

Les prévisions doivent se bâtir sur un horizon de 3 mois, soit 13 semaines, de manière glissante chaque semaine avec un détail par jour au moins sur les 5 premières semaines.

La périodicité est libre et la mise à jour et le suivi des prévisions doivent pouvoir s’effectuer à la demande, en fonction des besoins et urgences, au mieux chaque semaine, chaque période n’étant pas exclusive.

Quel modèle et quelle méthode pour construire des prévisions

Le modèle doit pouvoir intégrer tous les types de flux d’entrées et de sorties de trésorerie selon leur nature qu’ils soient d’exploitation ou hors exploitation.

Il faut pouvoir prendre en compte ceux qui sont récurrents comme ceux qui peuvent survenir de manière ponctuelle.

On attache une importance particulière à tous les flux prévisionnels attachés au cycle d’exploitation lesquels se composent :

  • des flux réels constatés en comptabilité et récupérés depuis les balances âgées – quelque fois avec la prise en compte d’aléas éventuels de règlements pour les clients
  • des flux prévisionnels émanant des commandes, soit réellement constatées mais non encore enregistrées en comptabilité, soit estimées avec un degré suffisant de réalisation future
  • des flux prévisionnels de ventes et achats en fonction des projections de l’activité

Il ne faut pas oublier ici que l’on raisonne en flux exprimés TTC.

Le modèle doit aussi prendre en compte tous les flux hors exploitation y compris ceux liés aux financements existants ou simulés.

La méthode consiste à passer en revue tous les types de flux susceptibles d’intervenir pour la période à venir.

En cela le modèle doit proposer un canevas permettant le recensement exhaustif de ces flux. De plus il faut pouvoir adapter les libellés des lignes de ce canevas au contexte même de l’entreprise.

Par ailleurs il faut aussi que le modèle permette de prendre en compte les différentes modalités de paiements liés aux flux que l’entreprise applique ou reçoit.

Ce qu’il faut prendre en compte :

Il est primordial de pouvoir ajuster à tout moment ses prévisions en fonction d’événements susceptibles de se présenter en cours d’activité, et ce, à la fréquence que l’on souhaite.

Le canevas utilisé doit pouvoir appréhender tout type de flux accompagné de ses modalités de paiement.

Il faut envisager également la gestion des jours fériés et des jours ouvrés de manière automatisée.

De la même manière il faut pouvoir, si besoin, une fois les flux remontés sur le tableau général des prévisions, les ajuster en fonction de circonstances particulières telles que le décalage ponctuel dans le temps par exemple.

Un des aspects importants dans la construction des prévisions consiste à établir et recenser tous les flux se présentant systématiquement à une fréquence déterminée dans le processus de construction des prévisions.

Le canevas doit prévoir pour cela la modélisation de ce type de flux récurrents avec toutes leurs caractéristiques et même les gérer dans le temps, pour certains d’entre eux, comme des contrats à suivre en matière de gestion.

L’aspect important également c’est le temps consacré à l’élaboration des prévisions.

Il faut que le modèle utilisé soit conçu pour une mise à jour rapide, simple et efficace.

Un système élaboré pour les PME (Cliquez sur le lien ci-dessous)

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Ce qu’il faut pouvoir effectuer et suivre :

Il faut que le système permette des ajustements de flux sur la période travaillée :

  • en fonction de la situation réelle constatée sur la dernière période écoulée
  • en fonction des écarts constatés ou encore de nouvelles informations intervenues

De la même manière il faut que l’on puisse visualiser les risques de rupture potentiels et pouvoir ajuster ou intervenir sur les flux puis réactualiser le processus des prévisions.

Il est également nécessaire de pouvoir comparer ses prévisions aux réalisations et mesurer ainsi les écarts en vue d’ajustements éventuels sur les prévisions futures si besoin.

Des prévisions dans quel but

L’intérêt de la mise en place d’un système de gestion des prévisions de trésorerie est de pouvoir anticiper et visualiser le niveau de sa trésorerie et pallier les éventuels risques de rupture.

Il permet également une meilleure relation et communication avec les tiers tels que les banquiers et prêteurs ainsi qu’une optimisation de sa situation de trésorerie.